Le déchirement – POV – GP de Monaco 2021

Bonjour et bienvenue sur mon POV, consacré évidemment au GP de Monaco !

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Aller, le POV !

1) Le déchirement.

Crédits : formula1.com

Si vous m’avez lu : Charles en pôle, et sur son run pour consolider tout ça l’arrière glisse un peu plus que d’habitude dans la chicane à la sortie de la piscine, ça emmène sa roue avant droite dans le mur, derrière il ne peut rien faire et PAF ! la Ferrari dans le mur suivant.

Des abrutis ont hurlé au complot, que c’est une stratégie blahblahblah… Si c’était une stratégie, avec le plafond budgétaire, avec les risques de fracasser la voiture, Charles aurait fait comme Schumacher en 2006 ou Rosberg en 2016 : drapeau jaune en simulant (ou pas… version officielle versus version officieuse, on ne saura jamais) une erreur de trajectoire ou de blocage de roue et hop. Pas de casse, et la pôle.

BREF ! Max Verstappen et d’autres l’ont lavé de tout soupçon. Par contre vu le carton, il y’avait des doutes sur l’intégrité de la boite de vitesses, et s’il avait fallu la changer : 5 places de pénalité (car changement avant qu’elle ait fait 6 courses, ou quelque-chose dans ce goût-là…). Gros suspens le samedi soir, Ferrari nous dit que ça à l’air d’aller, mais qu’on verra en détails dimanche matin.

Dimanche matin : feu vert, tutti va bene, Leclerc part de la pôle, Sainz en deuxième ligne, ça s’annonce radieux.

Sauf que.

Sauf que pour placer les voitures sur la grille il y’a ce qu’on appelle un tour de mise en grille, histoire de voir si tout va bien, jauger un peu les conditions de piste et tout ça. Et en arrivant dans le tunnel il se passe quelque-chose dans la voiture n°16, et Charles ressort du tunnel au ralenti en lâchant des « no, no, nooo » à la radio.

Voiture en carafe, il ne prendra pas le départ du GP. De SON GP. La poisse continue à domicile pour lui.

Pour info, il semble que ce soit un cardan qui ait rendu l’âme, peut-être même pas à cause du crash de la veille.

Bref, on ne saura jamais ce qui se serait passé en course.

2) Max.

Crédits : formula1.com

Un départ autoritaire, et c’est plié. Voilà comment je pourrais résumer, et sans mauvaise foi en plus, la course d’hier. Max Verstappen, placé sur la grille déjà orienté vers le point de corde de Sainte Dévote (le premier virage), auteur d’un très bon départ. Bottas aussi, mais étant légèrement derrière, Max peut lui fermer la porte, autoritairement mais… proprement. Et ça me rend tout chose de dire ça.

Une fois la tête prise, on est à Monaco et hors erreur de pilotage -qui peut TRES vite arriver sur ce circuit-, les dépassements sont virtuellement impossibles, seule la stratégie d’arrêt(s) peut changer la donne, ou une Safety-Car, courante ici.

Mais RIEN ne s’est passé comme d’habitude sur le rocher, et Max gagne, jamais inquiété par la concurrence.

Je n’irai pas dire que c’est une victoire facile, il a bien piloté, les drapeaux bleus ont été respectés, RedBull a su gérer le trafic etc. Il n’a techniquement pas mené de bout en bout puisqu’il est rentré avant Sergio Perez qui aura mené la course trois ou quatre tours avant de rentrer à son tour si je me souviens bien, mais une victoire sans faute.

3) L’agonie Mercedes.

Crédits : formula1.com

Alors là. Le week-end commençait mal pour Lewis, seulement 7ème des qualifications ! à rappeler qu’une 4ème place est déjà mauvaise pour Hamilton, alors cette 7ème place… Il nous expliquera après qu’il a proposé des réglages qui n’ont pas été suivis par l’écurie… alors qu’il semblerait qu’ils auraient été meilleurs.

Mercedes ensuite qui réussit l’exploit de foirer un écrou de roue sur la voiture de Bottas, le seul qui pouvait (un peu) inquiéter Max car parti de la 2ème place et toujours 2ème à ce moment-là. Abandon sur foirage d’écrou. On reste sur une tradition de malchance pour Valtteri.

Ensuite, Mercedes qui foire aussi la stratégie d’arrêt pour Lewis. Ils lui demandent d’économiser les pneus, mais lui font tenter l’undercut (entrer plus tôt que ceux devant lui, pour pouvoir être devant à sa sortie des stands à l’aide de gommes neuves) pour passer Gasly. Hamilton était alors 6ème, soit sa position de qualifications moins Charles Leclerc.

Pierre Gasly rentre aux stands un tour plus tard, et ressort… devant l’aileron avant de Lewis : undercut raté. Ce n’est que le début, puisque Gasly saura défendre sa place, mais aussi…

Vettel qui rentre aux stands un tour encore après (et laisse le champ libre à Perez, maître en gestion de gommes, pour claquer quelques bons chronos avant de rentrer aux pits), et se paie le luxe de ressortir aux côtés de Gasly (puis de le passer dans la montée), et donc devant Lewis Hamilton !

Puis on a Perez qui rentre QUATRE tours après Vettel, et ressort loin devant Sebastian, encore plus loin devant Pierre et donc… encore plus loin devant Lewis.

Ciao bye.

La voiture était performante (voir mon article sur les Performance IndeX) puisque Bottas signe le 3° temps des qualifs, sa place habituelle on va dire, mais tout est allé de travers. Mais à Baku dans deux semaines parions qu’ils seront à nouveau devant…

4) L’ennui.

Crédits : formula1.com

J’adore le circuit de Monaco. D’un point de vue pilotage il est exceptionnel puisqu’absolument aucune erreur ni approximation n’est permise, on est à l’exact opposé d’un Paul Ricard.

Au niveau du spectacle on a normalement quelques abandons sur erreur de pilotage justement, ce qui donne l’occasion d’une safety-car, d’une relance avec les pneus un peu froid… Malheureusement les dépassements « loyaux » sont hyper rares car les F1 modernes font 2m de large pour… bien plus de 5m de long. Un Renault Trafic est plus court que ces monstres pour visualiser le bestiau.

Donc depuis quelques années ce sont les qualifications les plus intéressantes, et de loin, sauf en cas de pluie bien sur !

Mais alors cette édition… En piste, il y’a eu DEUX actions. DEUX ! Mick Schumacher sur Nikita Mazepin à l’épingle au premier tour. Je crois bien que c’est le seul et unique dépassement en piste de la course d’ailleurs. L’autre action étant Gasly qui se fait « bloquer » autoritairement par Vettel à sa sortie des stands.

C’est plié, pas de safety-car, pas même UN drapeau jaune.

Aller ciao.

5) Lando Norris.

Crédits : formula1.com

Cinq courses, une 8ème place, 4 top 5, 2 podiums. Après Monaco il est 3ème du championnat, avec pourtant la 4ème voiture en termes de performance pure (voir mon article sur les Performance IndeX !).

Il est réellement incroyable, McLaren aussi et ça à tous les niveaux (sauf les pitstops, qu’ils foirent un peu trop souvent…) !

Il a aussi réussi l’exploit ce weekend de prendre un tour à son coéquipier Daniel Ricciardo, en le gratifiant d’un salut de la main au passage, pas pour souligner l’humiliation mais innocemment… pour lui faire un coucou quoi.

Carlos Sainz mériterait aussi son paragraphe mais… ça viendra.

Conclusion

Tout ça nous donne un beau podium de copains, Verstappen, Sainz et Norris, et une remise en question de l’écurie vedette. Avec, on l’oublie un peu vite, Perez 4ème, un deuxième baquet RedBull là où on l’attend, et Gasly 6ème devant Hamilton !

Ça ouvre bien le sujet sur larticle sur mes prédictions au sujet du lineup 2022 tiens, je vous laisse aller le lire !

A dans deux semaines à Baku !

Bisou.