La fête des drapeaux rouges.

On a eu un festival de tout-droits pendant les essais libres, quelques-uns qui ne se sont pas très bien terminés notamment pour Max Verstappen en EL3 (Essais Libres 3), qui a du abandonner la session. Dommage pour Red Bull puisqu’il semble qu’ils testaient une aéro un peu modifiée sur l’avant de la voiture (pendant que Mercedes semble s’être déjà jeté corps et âme en 2022).

Pour faire simple, au sortir des essais libres je voyais Ferrari dans la lancée de Monaco, Alpha Tauri en grande forme, RedBull aussi, McLaren peut-être en mode sandbagging (comme dit sur l’Instagram de Furtif Motorsport, c’est quand ils « cachent » le vrai potentiel de la voiture), et Mercedes à la ramasse. Sans trop spoiler, Mercedes est à la ramasse mais c’est eux qui faisaient du sandbagging, quand McLaren était réellement à leur place. Pour le reste j’avais bon.

Q1.

On voit les deux Mercedes qui partent en medium… J’ai pas bien compris. Il semblerait que pas mal d’écuries aient opté pour l’aileron arrière « Monza », ou alors j’ai besoin de lunettes.

Dans tous les cas, Charles Leclerc s’élance en premier et ça aura été une très bonne idée puisqu’il sera le seul à boucler son tour chrono avant le crash dans le virage 15 (où l’on aura des pelles et des pelles de tout-droits et de crashs…) de Lance Stroll.

Quelques minutes plus tard, c’est la relance, les softs sont montés sur les Mercedes, ouf !

Et c’est reparti pour une interruption de course, avec cette fois-ci Antonio Giovinazzi qui cartonne au même endroit que Stroll. Aller hop, plus que trois places « à risque » en Q1.

On relance donc une deuxième fois, pendant qu’un message s’affiche à l’écran : Norris sera sous investigation après les qualifs pour ne pas avoir respecté la procédure du drapeau rouge ! Autant vous dire que ça pue GRAVE pour Lando, puisqu’à l’affichage du drapeau rouge les pilotes doivent regagner les stands à la première occasion, hors Norris a hésité à plonger dans les stands, attendant le feu vert de son ingé course, qui est arrivé une dizaine de mètres trop tard. Il devrait donc y’avoir du changement sur la grille pour le départ de demain !

Bon, sinon Lewis Hamilton termine cette Q1 à la première position. Pas mal pour ce qui semblait être une brouette en essais libres. En même temps, quand on entend dans sa radio coup sur coup Lewis se plaindre du grip, on devrait le savoir depuis le temps que c’est une sorte de bluff…

Bref, les éliminés sont finalement Latifi, Schumacher, Mazepin puis Stroll et Giovinazzi. On notera au passage que les McLaren ne faisaient donc pas de sandbagging mais que chez Mercedes c’était du sandbragging (t’as vu le jeu de mots ! j’suis trop fier.), en mode « ouin-ouin, on n’y arrive pas, c’est des méchants RedBull avec leur aileron flexible ».

Q2, serrée comme… comme jamais.

Personne ne prend le risque de partir en mediums, à 5 minutes de la fin on compte les cinq premiers pilotes que sont Verstappen, Perez, Hamilton, Tsunoda (et oui !) et Leclerc se tenir dans le même dixième !

Puis à moins de deux minutes de la fin (oui, clairement cette Q2 c’était pas dingue…) PAF ! drapeau rouge, déjà le troisième des qualifications, Ricciardo dans le mur au virage 3, drapeau rouge et la session ne sera bien sur pas relancée puisque comme à Monaco en Q3 les pilotes n’auraient pas le temps de faire un outlap (tour de sortie des stands) avant de se lancer pour un tour chrono.

C’est donc réglé pour les perdants de la Q2, on aura donc Vettel P11, Ocon P12, Ricciardo P13, Kimi P14 et Russell P15.

Q3.1, tout est devenu flou.

En tout cas pas assez flou pour ne pas voir la pôle provisoire de mon chouchou (ça c’est juste au cas ou vous débarquiez, je remets les choses au clair) Charles Leclerc, devant Sainz. Puis les Mercedes, mais Norris s’intercale entre les Ferrari et les allemandes, avant que Max viennent se poser juste entre Charles et Carlos (mais plus de 2 dixièmes derrière Charles !), Perez juste derrière Norris, puis Alonso qui pousse encore les Mercedes…

C’est littéralement un CHANTIER !

Bottas donne son aspiration à Hamilton pour leur deuxième tour chrono coup sur coup (vu la loooooooooooooooooooooooooooo…oooongue ligne droite de départ/arrivée ça fait une sacrée différence, dans les 6 dixièmes semblerait-il !), pour hisser son leader à la P2.

S’élancent alors les deux Alpha Tauri, Tsunoda donnant son aspi au leader de l’écurie Pierre Gasly, qui signe le meilleur chrono dans le secteur et se classe provisoirement P4 (et Yuki P8) !

Q3.2, l’A6, Porte de Valvert, sens nord-sud en heure de pointe.

Vanne plutôt moyenne, qu’en plus seuls les lyonnais peuvent comprendre.

J’explique. Personne, littéralement PERSONNE ne veut passer devant puisque ça signifie sacrifier son propre tour au profit de celui qui sera dans l’aspi. Donc à l’abord du virage 14 et jusqu’au 16, tout le monde double tout le monde, freine, tente des dépassements de bourrin. C’est la foire.

Bref. Tout le monde se lance tant bien que mal pour son ultime tour chrono, Tsunoda se crashe au virage 3, et Sainz nous gratifie dans ce même virage quelques secondes plus tard d’une sacrée pirouette en voyant Yuki se cartonner devant lui (il bloque les roues alors celles de droite sont sur le vibreur, donc ça le lance en tête-à-queue et il arrache au passage son aileron avant. Et évitant heureusement Tsunoda).

Ha oui, du coup c’est le 4ème drapeau rouge des qualifications, ça ne reprendra pas car trop peu de temps reste au compteur, et… ET CHARLES LECLERC P1 ! Deuxième pôle d’affilée, 9ème en carrière, BOUM !

La grille.

Et en étant un peu plus mesuré, voici la grille (en attente du verdict concernant Lando Norris qui est tombé : 3 places de pénalité) :

  1. Charles Leclerc (je vous ai dit que j’étais content ?)
  2. Lewis Hamilton (non rien…)
  3. Max Verstappen
  4. Pierre Gasly (!)
  5. Carlos Sainz
  6. Lando Norris Sergio Perez
  7. Sergio Perez Yuki Tsunoda
  8. Yuki Tsunoda (première Q3, la confiance revient !) Fernando Alonso
  9. Fernando Alonso Lando Norris
  10. Valtteri Bottas (grosse perf’…)
  11. Sebastian Vettel
  12. Esteban Ocon
  13. Daniel Ricciardo
  14. Kimi Räikkönen
  15. George Russell
  16. Nicholas Latifi
  17. Mick Schumacher
  18. Nikita Mazepin
  19. Lance Stroll
  20. Antonio Giovinazzi (qui partira P20 alors qu’il s’est sorti plus tard que Stroll à priori…)

Voilà, 4 drapeaux rouges, 5 pilotes au tas… Pour Baku je ne m’attendais à rien, et pourtant ça promet !